La vitrine

Marbella. Une photo « chance », comme si la femme (le mannequin) nous l’avait offerte.
Une photographie qui nous démontre que l’instantané, dans la rue, peut ne rien avoir à envier à la composition et à la mise en scène créatrice d’une image intéressante..
Les trois sont exactement ensemble. Le mannequin nous regarde, l’homme à la poussette aussi. Si le deuxième homme nous avait également regardé, la photo aurait été banale, juste une scène de rue, un peu magnifiée par la femme dans la vitrine, presque réelle et donc attirante en ce qu’elle dérange..
De profil, l’homme bouleverse l’image : son estomac est photogénique et il fixe un ailleurs qui nous permet, paradoxalement, de rester dans le cadre. On ne veut en sortir. On ne se demande même pas ce qu’il peut fixer. Le mannequin, évidemment bravache, en scène, nous l’interdit. Il faut la regarder.

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