La désolation

Couloirs du château de Chamarande, haut-lieu de l’art contemporain.

Immédiatement, l’oeil s’accroche sur une tristesse qui traverse l’image. En diagonale, du bas vers le haut.

Deux jeunes dont l’un dans une photo dans la photo.

Sans cette image sur un mur boisé, il n’aurait été question que d’une visisteuse d’un château, dans ses pensées fatiguées..

Curieusement, le jeune homme en jaune, dans sa pose vers le sol, dictant l’on ne sait quoi dans son appareil, certainement de l’intime (il n’est pas dans une profession d’adulte) marque l’ambiance et transfigure la mine de la jeune fille. transforme ce qui ne pouvait être qu’un court instant malencontreusement happé.d’un visage las en une représentation structurée de l’accablement mélancolique d’une jeunesse en suspens de désespérance.

On ne sait ce qui amène l’image vers cette sorte de désolation donnée à voir, presque graphiquement. La redondance de l’exclusion du sourire chez les deux jeunes ? La diagonale qui penche vers le-bas et, nécessairement, hors de l’élan vertical ?

Ce sont peut-être les boiseries désuètes. Evidemment non.

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