dans les draps

Madras (Chennai) Inde. Hôtel de luxe. La photo, initialement en couleur, est transformée sur Photoshop en noir et blanc.
Evidemment, les draps sont blancs et supposent le noir et blanc. Cest ce qu’on a du se dire, inconsciemment, dans cette transformation. Donc un réflexe idiot, presque pavlovien. Beaucoup de nos actes procèdent de cet automatisme inconscient. Ca repose.

Lorsque j’ai affirmé un soir d’Automne, que les plis de draps dans une chambre d’hôtel sont plus érotiques que ceux du lit d’une chambre quotidienne, tous ont ri, sans me prendre au sérieux.

Regardez, fermez les yeux (le paradoxe pour lire une image !) et dites vous qu’il s’agit d’une chambre d’hôtel à Madras.

Si vous ne voyez pas une sensualité émerger, c’est que la fatigue vous a volé vos sens.

PS. On aperçoit à peine la femme dans le lit de droite. Seuls les plis des draps captent l’imagination, et partant, le désir…
Et si l’on s’approche encore de la femme, on pourra constater qu’en réalité la photo n’est pas en noir et blanc. Les draps étaient blancs dans la pénombre. Je croyais avoir converti la couleur. C’est une erreur. On se laisse trop emporter par des mots qui arrivent et « défigurent » la réalité. Le comble pour une photographie instantanée. C’est une vraie bataille entre l’image et le discours écrit, les deux champs, prétendument concurrents, affirmant inutilement leur suprématie dans la représentation du réel. Lequel, comme on le sait est imaginaire.

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